Vous connaissez le radon ? C’est ce gaz radioactif qui s’infiltre insidieusement dans nos maisons depuis le sol. Et si vous habitez en Auvergne comme moi ou en Bretagne ou dans une région où il y a du radon , vous êtes peut-être dans une zone à risque. C’est pour cela que j’ai acheté un détecteur Ecosense EcoBlu EB100 pour voir enfin comment ça se passait vraiment chez moi.
Mais avant de vous parler du produit, laissez-moi quand même vous expliquer ce qu’est le radon… Il s’agit d’un gaz radioactif naturel qui vient de la désintégration de l’uranium présent dans le sol. Il est inodore, incolore, invisible. Vous ne le sentez pas, vous ne le voyez pas, mais il est là. Et le truc, c’est qu’en Auvergne, avec notre sous-sol granitique du Massif Central, on est particulièrement exposé.
Le radon entre donc dans les maisons par les fissures, les passages de canalisations, les caves, les vides sanitaires…etc et remonte du sol pour finir par se concentrer dans les pièces fermées. Et là, c’est pas bon du tout !! Le Centre international de recherche sur le cancer a classé le radon comme cancérigène certain pour le poumon depuis 1987. En France, c’est d’ailleurs la deuxième cause de cancer du poumon après le tabac. Rien que ça ! Le radon c’est donc environ 3 000 décès par an.
Du coup, ça fait un petit moment que je sais que l’Auvergne fait partie des zones les plus touchées en France avec la Bretagne, le Limousin et la Corse, mais je m’en étais pas trop inquiété jusqu’à ce que je lise un article scientifique là dessus. J’ai donc voulu savoir à quoi moi et ma famille on s’exposait parce que bon, c’est vrai qu’en hiver, je suis pas le champion de l’aération ! Puis surtout, on est un peu impuissant face à un truc qu’on ne voit pas. Donc au moins, si on peut le mesurer, on peut agir !
Bref, l’ Ecosense EcoBlu EB100 , c’est un petit boîtier blanc de la taille d’un réveil. Vous le branchez, et en 10 minutes vous avez déjà une première lecture. Après pour un résultat vraiment fiable, il faut attendre une heure. L’écran LED affiche alors le taux de radon en temps réel, la moyenne du jour, de la semaine et du mois. C’est super simple à utiliser !
Initialisation en cours…
Y’a même une alarme qui se déclenche si les niveaux deviennent critiques. Pour info, le seuil de référence en France, c’est 300 Bq/m3 en moyenne annuelle. Au-dessus, il faut agir.
Chez moi, les premiers jours, j’étais à 450 Bq/m3 dans le salon. Carrément au-dessus du seuil donc. Du coup, j’ai fait ce qu’il faut : aérer à fond ! Et assez rapidement finalement, c’est revenu à des taux plus tolérables, autour de 100 Bq/m3, parfois moins. J’ai renforcé la ventilation dans les pièces du sous-sol car c’est par là que ça arrive et surtout j’aére tous les jours. Et ce qui est bien avec cet appareil, c’est que machinalement je pose les yeux dessus et donc j’y pense et j’ouvre les fenêtres.
Sans ça, j’en aurais pas vraiment conscience par contre, et finalement je ne saurais pas si j’aère la maison assez ou pas.
Car ce qui est important à comprendre surtout, c’est que le taux de radon varie tout le temps. Selon la météo, la saison, l’état de vos fondations, le chauffage que vous mettez…etc. En fonction de tout un tas de critères, les taux peuvent monter ou descendre. C’est assez random. Y’a des matin, je me lève et je suis à 30 Bq/m3 et d’autres matins, c’est la fiesta largement au dessus des 300… Bref, l’EcoBlu me permet de surveiller ça en continu.
Après à ce prix, c’est quand même un investissement mais ça vaut le coup si vous êtes en zone à risque et si vous avez une maison ou en rez de chaussée d’apart. Si vous êtes en étage, y’a moins de risque d’être intoxiqué par cette saloperie.
Maintenant ce qu’il faut retenir c’est que le radon, c’est pas une blague. C’est comme si vous fumiez plusieurs clopes tous les jours ! Imaginez ça sur des années, ça craint ! Et si en plus, vous fumez pour de vrai, le risque de cancer du poumon est multiplié par 20.
L’idéal c’est quand même de repasser sous la barre des 100…
Voilà, après en dehors de l’aération, vous pouvez aussi agir sur l’étanchéité de votre maison. Colmater les fissures dans les dalles, les passages de canalisations, mettre une membrane étanche dans la cave si elle est en terre battue, ventiler les vides sanitaires…etc… Bref, limiter les entrées du radon depuis le sol c’est jouable ! L’idéal, c’est évidemment une VMC qui tourne en continu et pas juste une aération ponctuelle car le radon s’accumule quand l’air ne circule pas. Ainsi, plus vous renouvelez l’air intérieur, moins le radon stagne.
Perso, j’ai installé 2 ventilations à la cave comme je vous le disais. C’est mieux que rien, mais ça ne suffit pas.
En tout cas, je ne regrette pas cet achat de détecteur temps réel. Matérialiser un danger invisible, ça change tout et maintenant, que je vois les chiffres, je sais quand il faut aérer, et je sais que je ne me pèle pas les noisettes pour rien en plein hiver. Bref, c’est rassurant surtout !
Voilà, donc si vous êtes en Auvergne, Bretagne, Limousin, Vosges, Alpes, Corse… ou n’importe quelle zone granitique, je vous conseille vivement de mesurer le radon chez vous. Vous serez peut-être surpris… au mieux, vous découvrirez que tout va bien et vous pourrez renvoyer ce détecteur à Amazon et vous faire rembourser et au pire, vous corrigerez ce problème avant qu’il ne devienne grave…
Sources :
6 petits mois, c’est le temps qu’il aura fallu à la communauté “NAS” pour faire plier Synology et son délire de verrouillage propriétaire . Comment je le sais ? Hé bien DSM 7.3 vient de sortir, et visiblement, leurs foutues restrictions sur les disques Seagate et Western Digital ont complètement disparu. Woohoo \o/ !
Ça s’est fait sans fanfare, ni excuses, mais juste en mode marche arrière à fond la caisse ! Ouééé, c’est ça qu’on voulait !
Retour rapide quand même sur l’histoire… En avril de cette année, on ne sait pas pourquoi, Synology décide que ses nouveaux NAS DS925+, DS1825+ et DS425+ n’accepteront que leurs propres disques HAT3300 et HAT5300.
Traduction, faudra payer 30 à 40% de plus pour exactement le même matos rebrandé ! Du coup, les Seagate IronWolf et WD Red qui fonctionnaient parfaitement depuis des années, aux chiottes ! Et si vous voulez installer DSM sur un disque non-approuvé, un NAS comme le DS925+ refuse carrément de booter.
Et comme y’a pas de VRAIE raison technique à cela, la réaction a été immédiate et brutale. Les ventes se sont effondrées, les revendeurs ont commencé à recommander activement QNAP, TrueNAS, UGREEN et les clients ont annulé leurs précommandes.
Même les reviewers tech ont qualifié ce move de Synology de “greedy and shortsighted” ce qui pourrait se traduire par cupide et sans vision à long terme…
Et au delà du boycott pur, la communauté s’est aussi bougé le cul. Car pendant que Synology tenait bon sur sa position stuipide, des scripts Python ont fleuri un peu partout sur GitHub pour contourner ces restrictions. Des guides complets ont été publiés sur XDA-Developers expliquant comment se connecter en Telnet et patcher l’installation de DSM pour accepter n’importe quel disque et c’est comme ça que des gens ont commencé à hacker leurs propres NAS qu’ils venaient d’acheter plusieurs centaines d’euros.
C’est ça la vraie passion les gars !! ^^
Puis quand vos propres partenaires commerciaux historiques vous lâchent, vous savez que vous avez merdé…. Breeeef, Synology a fait demi-tour et même si ce n’est pas une révélation éthique (ils ont juste compris que le jeu n’en valait pas la chandelle), c’est tout à leur honneur ! D’autres se seraient entêtés jusqu’à mettre en danger la boite. Je pense par exemple à HP et ses cartouches d’imprimante à puce… Ça s’est soldé par un règlement judiciaire à plusieurs millions et une réputation en charpies.
Voilà… Donc maintenant avec DSM 7.3 qui sort aujourd’hui, les disques Seagate et Western Digital fonctionnent à nouveau comme avant. Le monitoring complet, les alertes, et toutes les fonctionnalités software sont rétablies et ces maudits warnings “unverified” ont disparu. Vous pouvez à nouveau installer ce que vous voulez dans votre NAS comme si de rien n’était !
Ouf ! Encore une victoire de canard gagnée en votant avec le portefeuille !
Guillaume, fidèle lecteur de Korben.info depuis un looong moment, s’était bricolé un script bash pour gérer ses connexions SSH. Vous savez, c’est le genre de script qu’on améliore petit à petit, puis qu’on finit par ne plus oser toucher de peur de tout casser. C’est pratique, mais pour reprendre les mots de Guillaume dans le mail qu’il m’a écrit, c’est pas très “élégant”.
Puis il est tombé sur deux articles que j’avais écrits : un sur ssh-list , un sur ggh qui sont deux outils sympas pour gérer les connexions SSH depuis le terminal. Mais de son point de vue, incomplets. Et là, il a eu un déclic : “Et si je combinais les deux, en ajoutant ce qui me manque ?”
Et un mois plus tard, SSHM était né . On est loin du script du départ puisqu’il a codé un véritable outil en Go avec Bubble Tea , dans une interface TUI moderne, avec un support complet du ~/.ssh/config, une organisation par tags, un historique des connexions, et même du port forwarding avec mémoire. Bref un truc super abouti.
Puis environ environ 1 mois après la sortie de la première version, Guillaume a continué à implémenter pas mal de nouveautés : gestion interactive des hôtes SSH, recherche intelligente multi-mots, indicateurs de statut en temps réel, support ProxyJump, directives Include gérées correctement, personnalisation des raccourcis clavier, compatible Linux/macOS/Windows. Le tout dans un binaire unique sans dépendances.
Faut vraiment que vous testiez car c’est c’est chouette. Je trouve que SSHM a dépassé largement ses inspirations. Par exemple, ssh-list organise vos serveurs en groupes alors que SSHM utilise des tags. Ça permet de marquer un serveur “prod” + “web” + “urgent” et du coup c’est beaucoup plus flexible que de ranger ça dans des dossiers statiques.
ggh fait également du session recall. Cela veut dire qu’il se souvient de vos dernières connexions SSH et vous permet de les relancer rapidement. Et bien SSHM fait ça AUSSI, mais en plus il gère toute votre config SSH : Ajout, édition, suppression d’hôtes, directement depuis l’interface TUI. En vrai, Guillaume n’a pas copié-collé les idées de ces outils mais a repensé totalement l’organisation même de la gestion SSH.
Prenez le port forwarding. Combien de fois vous avez perdu vos notes sur vos tunnels SSH ? Hé bien SSHM lui se souvient de vos dernières configs de tunnels locaux, distants, SOCKS…etc. Si vous forwardez toujours le port 3306 de votre base MySQL de dev, SSHM retiendra les paramètres. Ça fait gagner grave de temps car vous n’avez plus à vous rappeler de la syntaxe “ssh -L 3306:localhost:3306 user@serve” à chaque fois. C’est un petit détail qui prouve bien que cet outil a été créé par quelqu’un qui UTILISE vraiment SSH au quotidien, et pas juste pour faire un script vite fait.
L’interface TUI est plutôt fluide, avec des raccourcis clavier configurables et vous pouvez même désactiver ESC si vous êtes un puriste vim qui déteste les touches d’échappement. Les indicateurs de connectivité SSH s’affichent en couleur en temps réel (vous voyez d’un coup d’œil quels serveurs répondent) et il y a une superbe recherche (un filtre en réalité) par nom et par tags, qui supporte plusieurs mots. Et si vous préférez scripter, SSHM fonctionne aussi en CLI pur. Par exemple, “sshm connect prod-web-01” dans un script bash, et ça marchera en gardant l’historique des connexions.
Un autre point technique important pour les admins qui ont des configs SSH complexes : SSHM gère correctement les directives Include . Hé oui, beaucoup d’outils cassent quand vous avez un ~/.ssh/config qui include des fichiers séparés comme ~/ssh/work et ~/ssh/perso. SSHM est capable non seulement de les lire mais aussi de les éditer correctement.
Concernant l’installation c’est ultra-simple. Sur macOS, Homebrew fait le job. Sur Unix/Linux, il suffit d’un script d’une ligne. Enfin, sous Windows, y’a un script PowerShell. Ou alors vous pouvez télécharger direct le binaire depuis les releases GitHub .
Homebrew pour macOS :
brew install Gu1llaum-3/sshm/sshmUnix/Linux/macOS :
curl -sSL https://raw.githubusercontent.com/Gu1llaum-3/sshm/main/install/unix.sh | bashWindows (PowerShell):
irm https://raw.githubusercontent.com/Gu1llaum-3/sshm/main/install/windows.ps1 | iexBref, Guillaume a plutôt bien géré son truc je trouve ! Comme quoi, la barrière entre “bidouille perso” et “outil communautaire reconnu” n’a jamais été aussi basse. Avec un bon framework comme Bubble Tea, une idée claire sur ce qui manque aux outils existants, et un ou deux mois de travail sérieux, et hop, on fait un miracle !
Voilà, donc si vous gérez plusieurs serveurs SSH au quotidien, SSHM vaut vraiment le coup d’œil. Un grand merci à Guillaume pour le partage, c’est trop cool !